Adrien et Laetitia Perez rejoignent le projet olympique cantonal

Article paru dans le journal de la Cote le 26 juillet 2005




Adrien Perez (17 ans) a pris part aux Championnats d’Europe juniors à Budapest, avant de rafler cinq médailles d’or aux Championnats de Suisse. Sa sœur Laetitia (15 ans) lui emboîte le pas.

Chez les Perez, on nage en famille. Grâce à leur mère, dont le père a également été nageur, Laetitia (15 ans) et Adrien (17 ans) sont tombés tous petits dans la piscine et n’en sont plus ressortis. A présent, les deux jeunes nageurs gravissent rapidement les échelons menant vers l’élite. En participant aux Championnats d’Europe juniors du 14 au 17 juillet, Adrien Perez a vécu le sommet de sa saison. Au sein d’une sélection suisse comprenant huit membres dont six filles, le nageur rollois a atteint son objectif en se qualifiant pour les demi-finales sur 50 m dos à Budapest. Il a également pris part aux séries du 50 et du 100 m nage libre sans obtenir de qualification. Sa participation aux Champion-nats de Suisse à Genève a constitué le dernier rendez-vous de la saison. Aux Vernets, il a raflé cinq médailles d’or sur 50 et 100 m dos, sur 50 et 100 m nage libre, enfin sur 50 m papillon. Même si j’avais un bon rival genevois sur 100 m dos, (Damien Courtois de Lancy Natation), je m’attendais aux quatre premières victoires. Mais pas sur le 50 m dauphin. J’ai dû nager à la ligne d’eau 8, tout à l’extérieur, et ce n’est jamais l’idéal, raconte Adrien. Fort de ses succès, il prend part aux courses du Swiss open le même week-end. Côtoyant des nageurs français, belges, luxembourgeois et brésiliens notamment, le résident de Buchillon participe à cinq finales sur les mêmes disciplines que le matin de ses victoires. «J’ai battu mon record du 100 m une semaine trop tard...

J’ai nagé 52’’51 sur 100 m nage libre. Ce temps m’aurait valu une demi-finale européenne. Je l’ai seulement réalisé une semaine trop tard, c’est dommage. Je me suis mis trop de pression, avoue l’intéressé. On se laisse trop impressionner, affirme Laetitia mettant le doigt sur l’aspect psychologique d’un grand événement sportif.

Désormais, il est sportivement au repos jusqu’au 15 septembre, date à laquelle il reprendra l’entraînement. Depuis un an, il s’entraîne à Macolin et suit l’école de commerce à Bienne. Dès la rentrée dans trois semaines, je ferai le programme d’une année scolaire sur deux ans afin de pouvoir m’entraîner deux fois plus et pour moins souffrir de la fatigue, précise le nageur qui parcourera alors 13 km chaque jour. Il caresse un rêve, participer aux Jeux Olympiques de Pékin dans trois ans. Pour ça, il faut nager le 100 m nage libre en 49’’9, dit-il. Il devra améliorer son temps personnel de 2,5 secondes en deux ans et demi. C’est jouable, es- time Adrien.

Laetitia Perez rejoindra Adrien dès le mois d’août à Macolin Dès le mois d’août, sa soeur le rejoindra à Macolin. Elle suivra alors le même cursus sportif et scolaire que lui. Ses performances, médaille d’or aux critériums suisses et médaille de bronze aux championnats nationaux une semaine plus tard, en font également une candidate au cadre national. Depuis deux ans, elle s’entraîne avec des nageuses de 20 ans. Je me plains peut-être trop, mais j’ai beaucoup plus de concurrence que mon frère. Lors de la saison écoulée, j’ai fait cinq entraînements hebdomadaires. Il en a eu dix avec de la musculation. On verra ce que je ferai cette saison, conclut-elle.

Laetitia et Adrien défendront les couleurs Red Fish Neuchâtel Dès la saison prochaine, Laetitia (en médaillon) et Adrien Perez ont décidé de quitter tous deux Rolle Natation pour Red Fish Neuchâtel afin de trouver un cadre leur permettant de poursuivre leur progression. Il s’agit de trouver un véritable esprit d’équipe et faire davantage de relais: à Rolle, nous n’étions pas assez nombreux, expliquent-ils. Ils ont décidé tous seuls. Il existe un projet olympique, affirme leur père José. Cette aide permet surtout de financer en partie les coûts de préparation. Une partie des équipements seront pris en charge, précise Laetitia. Pour le reste, nous cherchons toujours des sponsors, dit cet ancien basketteur à Rolle (1re ligue nationale). Par ailleurs, être à vingt minutes en train de Bienne est aussi un facteur qui entre en ligne de compte.

Blaise Bugyil S